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Ce qui est beau dans la danse : chacun peut se faire son histoire

Interview

Ludovic LALLEMAND

Crédit photo : Jean Enilorac

31 mars 2017 16:05

Membre des Lignes D’R sur l’œuvre « L’Esprit de la Ruche », réadapté en 2016, Eva M’DOIHOMA partage avec nous sa passion en tant qu’interprète de cette nouvelle distribution d’Éric LANGUET.

 

Lors de la présentation par le chorégraphe de « L’esprit de la Ruche », les danseurs ont pu découvrir le projet d’Éric LANGUET. Dans ce travail de reprise, Eva M’DOIHOMA a été séduite par le travail de réadaptation, « Tout m’a plus dans le travail de réadaptation. Il y a des choses trop belles quand on la voit en vidéo. Il y a des choses qu’on a envie de refaire, et on se rend compte que lorsqu’on les fait, ça ne passe pas ».

Comme la distribution a changé, la pièce devait être en phase avec ses nouveaux acteurs. Le plus grand défi de cette jeune femme ne venait pas de la gestuelle, mais de son travail d’interprète : « C’est important de voir notre évolution en tant qu’interprète et de savoir comment on se placer. 

En effet, juste par sa présence, le public peut avoir conscience de quelque chose, ou de son absence. Il y a plein de moyen de transmettre de l’émotion, et c’est le travail du chorégraphe qui facilite la stimulation du public :

« Moi j’adore la danser, c’est vraiment une pièce où je vois vraiment l’évolution dans la pièce et l’histoire. On arrive vraiment à s’imprégner à fond, on la vit en fait [...] Même si ce sont des moments où on fatigue, ce sont des moments qui sont très intéressant pour nous et pour le public je pense. Et c’est comme ça que les émotions se transmettent ».

 

Chaque être est différent. Les scènes seront perçues différemment d’une personne à une autre : « C’est ça qui est beau dans la danse, c’est que chacun peut se faire son histoire ».

Afin d’optimiser la lecture de cette histoire, Éric LANGUET a été très flexible sur l’interprétation de son œuvre. Il n’a pas hésité à prendre en compte l’avis de chacun. Donnant ainsi du sens et du corps à sa réadaptation :

On avait un échange assez facile avec Éric, pour pouvoir proposer, changer, modifier des choses et voilà, il n’était pas buté au point de vouloir reproduire exactement la même chose. Et n’aurait pas donné ce qu’on a pu faire si jamais c’était le cas. Et les émotions n’auraient pas pu être plus facile à transmettre.

 

La relation de chorégraphe-interprète est importante dans la réception du public, et il ne tient qu’à soi d’interpréter sa propre histoire.